Nos chemins V2

Puisque le but disculpe et le chemin exulte, multiplions les buts disculpatoirs et vivons enfin...

10 avril 2008

Retraite estonienne

L'endorphine a porté ses fruits. Je n'aurai eu que deux mois de pause, et heureusement. J'ai terminé mon premier marathon dimanche dernier, 6 avril 2008. Belle épreuve, beau chemin, dur et intense, tout ce que j'aime. L'un sans l'autre ne peut exister réellement en moi. Tout le monde sait bien que le bonheur n'existe que grâce au malheur, par exemple, et il en va de tous les opposés qui soit. La dureté et l'intensité ne sont pourtant pas deux opposés évidents. En leur sens général. Mais tout sentiment est subjectif. Je vis l'intensité comme l'accomplissement, comme le but de la vie, comme le sens. Je vis la dureté comme l'épreuve, le début,  l'incompréhension,  le non-sens, la peur et les doutes. En quelques mois, j'ai réalisé deux défis qui me tenaient à cœur. Pas fondamentalement car ils me sont apparus comme évidents depuis peu de temps. Et pourtant ils étaient là, en moi, bien ancrés. Une carte d'anniversaire du bout du monde, un rêve d'enfant, cauchemar plutôt, ce livre que ma mère me lisait les nuits de ces cauchemars, une course d'oursons, un marathon peluchois...Un verre de rouge à la main, je souris, je souris de ces accomplissements. Je suis soulagé aussi de savoir que je pars en Estonie dans 2 jours pour un chantier de jeunes bénévoles. Juste histoire de me couper de tout, ma petite retraite lyrique...Et pour une fois, je ne cherche rien là bas, à part le dépaysement. Et il sera obligatoirement là. Pas de défi, pas d'engagement, juste une retraite, pour réfléchir, ou plutôt penser à la suite, à la grande quête qui m'attend ou au petit rien que je vais redevenir. On verra, on en est pas là, je ne suis rien, je suis même moins que rien, ce soir. Je veux juste me remplir d'un peu de culture légère, d'histoire, d'autres, d'autre chose que moi car l'égocentrisme est tant de mise ici. Soupire d'envie. Soupir de soulagement à venir.


HPIM3520

Je suis ton cœur

Posté par metro à 00:18 - chemin-de-l-est - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2008

Sur les chemins de l'endorphine

Comment se passe une mue de Pélerin à touriste de la vie? Mal, très mal, forcément...La quête de soi, le chemin  spirituel, la découverte des autres manque. Atrocement. On en vient à se dire que le pélerinage est un monde idéal. Le monde idéal. Tout était là. Tout. L'aventure parfaite, les autres, l'altruisme (parfois), l'introspection jusqu'au boutiste et même la perfection des rapports (même si rares) avec ceux qu'on aime, l'abnégation inconsciente des viletés du monde. Et tout à coup, un beau soir de 26 août 2007, on me demande de tout arrêter. De quitter ce monde idéal et de se retrouver là, sans plus de but que de replonger au fin fond des poils du lapin. De vivre sa vie sans avoir sa dose quotidienne d'exaltation, de surprise et de découverte. Aïe. Deux mois en baisse, en chute. Et un jour,je découvre l'endorphine.

endorphine

Posté par metro à 23:59 - chemin-marathonien - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]